Largement apprécié pour son aspect bois et son excellent rapport qualité/prix, le parquet contrecollé compte aujourd’hui un grand nombre d’adeptes. Encore appelé parquet flottant, ce type de revêtement est composé de trois couches et peut facilement apporter de la chaleur à votre intérieur. En général, la couche du milieu est en bouleau ou en pin et sert de support à la couche de parement et à la couche de contre balancement pour garantir la stabilité dimensionnelle de l’ensemble. En raison de sa structure contrecollée, ce type de revêtement limite le travail du bois et résiste très bien aux déformations.

L’autre avantage du parquet contrecollé est sa facilité de pose. Peu importe les caractéristiques de la surface à revêtir, il suffit de connaitre les notions de base en bricolage pour réaliser le travail soi-même. Précisons toutefois que le parquet flottant a quelques particularités et ne se pose pas n’importe comment. Pour profiter de votre revêtement le plus longtemps possible, il existe des dispositions à prendre. Découvrez ici les 7 erreurs principales à éviter pour réussir la pose de votre parquet contrecollé.  

Erreur n° 1 : Prévoir moins de parquets qu’il en faut pour finir le parquetage

Lorsqu’il est bien installé, le parquet contrecollé apporte un cachet spécial à votre intérieur. En choisissant la bonne pose, vous gagnerez en convivialité et en chaleur. D’une façon générale, la mise en place d’un parquet contrecollé est rapide. En effet, toutes les conditions sont réunies pour vous aider à réaliser ce travail sans faire appel à un professionnel. Mais, il faut prendre le temps de bien préparer l’opération, car la moindre erreur peut être fatale.

Avant de sortir votre carte bancaire pour l’achat de parquets, vous devez faire une estimation de la quantité nécessaire en prévoyant une marge de 10 % en plus. Ainsi, vous mettez toutes les chances de votre côté d’obtenir un résultat uniforme et dans les meilleurs délais. Lorsqu’il s’agit de parqueter une pièce, il est toujours préférable d’avoir quelques lames restantes que d’en manquer au cours du travail. Au besoin, vous pourrez utiliser le reste de vos parquets pour rénover le plancher d’une autre pièce.

Pour profiter longtemps de votre parquet, vous devez prêter une attention particulière au type de bois dont il est fait. Peu importe le budget dont vous disposez, veillez à choisir un revêtement à basse température et qui diffuse parfaitement la chaleur. En optant par exemple pour un parquet présentant une transmission calorifique de 0,15 m2 K/W, vous pourrez profiter d’un meilleur confort dans votre pièce. Par ailleurs, vous devez choisir un bois dense et stable avec une épaisseur raisonnable.

Erreur n° 2 : Poser un parquet contrecollé dans la mauvaise pièce

Le parquet contrecollé est un revêtement de sol peu cher et rapide à poser. Installé dans une pièce adaptée, il apporte une touche d’originalité et multiplie les qualités qui pourraient séduire les occupants. Seulement, il faut prendre la peine de bien étudier le projet pour atteindre de bons résultats.

Si le parquet contrecollé est aujourd’hui très utilisé, il convient de préciser qu’il ne convient pas à toutes les pièces. Dans une cuisine par exemple, les chutes d’objets ou les éclaboussures huileuses et chaudes sont inévitables. Or, ces facteurs ne favorisent pas la longévité de ce plancher en bois. En effet, le parquet contrecollé est caractérisé par une couche plus ou moins réduite. Il ne peut donc pas se poncer plusieurs fois.

Grâce à son esthétisme, le parquet contrecollé aurait fait un revêtement parfait pour un hall d’entrée. Hélas ! S’agissant d’une pièce très fréquentée, il est évident que les gravillons et les talons aiguilles vont rapidement détériorer la surface. Vous risquez donc de devoir renouveler régulièrement votre plancher pour maintenir sa chaleur.

Si votre budget ne vous permet pas de changer souvent votre revêtement, évitez d’installer un parquet flottant dans les pièces susmentionnées. Préférez au contraire un séjour ou une chambre afin de l’imiter l’impact sur votre plancher. Selon vos envies, vous pouvez poser un parquet contrecollé dans votre salle à manger. Veillez toutefois à choisir une surface adaptée avec une essence résistante comme le merbeau ou le teck pour profiter de votre investissement le plus longtemps possible. 

Erreur n° 3 : Installer un parquet trop fragile dans une chambre d’enfant

Pour une chambre d’enfant, le parquet contrecollé est un véritable atout déco. Disponible dans une grande variété de coloris, ce type de plancher en bois peut faire des merveilles. En effet, ce type de revêtement offre des avantages non négligeables à savoir :

  • sa facilité d’entretien ;
  • la possibilité de rénovation ;
  • l’apport d’une touche chaleureuse à la pièce ;
  • la facilité d’intégration à toutes sortes de décorations ;
  • etc.

Contrairement à d’autres types de revêtement, le plancher en bois ne provoque pas d’allergie. Mais, il faut bien choisir son parquet pour en profiter au maximum.

Plus que dans n’importe quelle pièce d’une maison, la pose de parquet contrecollé dans une chambre d’enfant doit être bien réfléchie. En effet, les enfants ont des caractéristiques propres qui peuvent nuire à la longévité d’un parquet. Lorsque vous sélectionnez le revêtement à installer dans la chambre de votre enfant, vous devez miser sur le confort et l’isolation. En outre, le plancher choisi doit être facile à poser et totalement sain pour votre enfant.

Quand on se réfère aux critères susmentionnés, le parquet contrecollé est un revêtement adapté pour la chambre de l’enfant. Mais, quand on sait que le plancher d’une telle pièce est soumis à de rudes épreuves, on se rend vite compte que le parquet flottant n’est pas très adapté à la chambre d’un enfant. Si ce type de parquet est pratique et indémodable, il est très fragile et bruyant pour les voisins. De plus, il se décolore trop facilement et peut développer des échardes à la longue si vous optez pour un modèle de mauvaise qualité.

Si vous tenez à poser un parquet contrecollé dans la chambre de votre enfant, veillez à choisir un modèle solide. Un symbole de chaleur, le plancher en bois vous permettra d’exprimer librement vos fantasmes. Il suffira par exemple d’accessoiriser le revêtement à l’aide d’un tapis chambre afin de créer une pièce accueillante pour votre enfant. Dans le commerce, vous trouverez des essences qui résistent mieux aux assauts des enfants. C’est le cas par exemple du maobi. L’autre précaution à prendre est de choisir un parquet contrecollé clair ou blanchi avec un vernis mat. 

Erreur n° 4 : Faire l’impasse sur l’état du sol

Peu importe la pièce à revêtir, n’oubliez pas que votre parquet contrecollé doit être installé sur une surface parfaitement plane et droite. Si votre sol présente des dénivellations trop importantes, votre parquet risque de perdre rapidement sa consistance, ce qui représente un véritable danger pour les occupants. Le mieux serait donc de vous tourner vers une autre solution de revêtement de sol pour limiter les risques.

Si votre sol doit présenter une irrégularité, celle-ci ne devrait pas dépasser les 4 mm. Dans ce cas, vous pourrez facilement corriger les choses en mettant en place un isolant. Au besoin, faites intervenir un maçon pour faire un ragréage de surface. Après cette étape, vous pourrez procéder à l’installation du parquet. Veillez toutefois à attendre que tout soit totalement sec, car le parquet contrecollé est en bois et ne supporte pas l’humidité.

Pour jouer pleinement son rôle, un parquet contrecollé doit être posé sans ondulation. Veillez donc à bien travailler la surface avant la pose. En effet, ce type de plancher en bois possède une triple épaisseur qui lui donne une énorme résistance mécanique avec un défaut de souplesse. Selon les caractéristiques de votre pièce à revêtir, il peut être nécessaire de faire intervenir un électricien et un plombier pour modifier les canalisations qui pourraient gêner la pose. Cette démarche permet non seulement de sécuriser les travaux, mais également d’éviter les dégradations qui pourraient vous faire dépenser après la pose de votre parquet contrecollé.

Erreur n° 5 : Poser un parquet contrecollé sans installer une sous-couche

Quelle que soit la pièce en question, il est indispensable d’étudier l’environnement avant de poser un parquet contrecollé. Dans les normes, la température ambiante de la pièce devrait se trouver entre 15 et 20 °C avec un taux d’hygrométrie qui ne dépasse pas les 65 %. De même, vous devez remettre à plus tard tous travaux qui pourraient produire de l’humidité à proximité immédiate du support. Au besoin, vous pouvez garder les lames dans leur emballage pendant environ 48 heures pour éviter d’éventuelles déformations. À noter que le support destiné à recevoir le parquet contrecollé doit être bien sec et propre. Dans certains cas, la pose doit être précédée d’un travail de nivellement pour faciliter la stabilité du parquet.

Pour garantir la longévité de votre parquet, il est indispensable d’installer une sous-couche avant de poser le revêtement. En plus de protéger de l’humidité, la mise en place d’une sous-couche permet une meilleure isolation phonique et thermique du plancher. Pour un meilleur résultat, il est recommandé d’installer deux sous-couches ayant des propriétés différentes (1 pare-vapeur et 1 phonique). À noter qu’il existe également des sous-couches deux en un qui permettent d’isoler efficacement le plancher en bois.

Par sa conception, un parquet contrecollé transmet plus facilement le bruit. Lors de la sélection de la sous-couche à utiliser, vous aurez à choisir entre isoler des bruits de transmission dans le logement ou isoler des bruits d’impact comme la chute d’objet. Il vous revient d’étudier vos besoins pour faire un bon choix.

Dans le cas d’un sol bien droit, l’installation d’une sous-couche isolante est tout à fait optionnelle. Mais, lorsqu’il s’agit de poser un parquet contrecollé, la sous-couche est indispensable. Elle permet en effet de protéger votre parquet de l’impact néfaste de l’humidité et donc de ralentir le processus de déformation du plancher en bois.

Erreur n° 6 : Ne pas préparer la pièce avant de poser un parquet contrecollé sur un sol chauffant

La pose d’un parquet contrecollé est un travail à la portée de tout le monde. Que vous soyez doué en bricolage ou non, vous pouvez facilement vous en sortir. Il suffit en effet de réunir le matériel nécessaire et suivre quelques étapes pour achever le projet en peu de temps. Retenez toutefois que vous devez faire des travaux au préalable pour garantir l’efficacité du parquet et éviter les dépenses inutiles.

Parmi ces travaux, l’étude de la compatibilité du parquet avec un chauffage au sol est une étape incontournable. Aujourd’hui, le parquet contrecollé est un revêtement très recherché. Il est utilisé, tant dans le neuf qu’en rénovation. De façon générale, l’opération consiste à coller les lames de parquet entre elles. Vous n’avez donc pas besoin de les fixer au sol.

Grâce à sa simplicité, ce type de pose est compatible avec la majorité des supports qui existe. Qu’il s’agisse d’un ancien parquet, d’un PVC, d’un carrelage, de panneaux de bois ou d’une chape en béton, il suffit de quelques gestes pour apporter de la chaleur à votre plancher. Retenez cependant qu’il faut bien préparer la pièce avant la mise en place d’un parquet contrecollé sur un sol chauffant.

Pour obtenir un bon résultat, vous devez commencer la préparation environ trois semaines avant la date de la pose.

N’hésitez pas à augmenter progressivement la température afin d’évacuer toute l’humidité de la chape. Une semaine avant la pose, vous devez stabiliser la température de la pièce et coupez le chauffage au sol dans les 48 heures qui précèdent la pose afin de permettre au parquet de bien s’adapter.

Une fois la pose terminée, évitez d’allumer automatiquement votre sol chauffant. Dans les normes, vous devez attendre environ une semaine avant de remettre en marche le chauffage au sol en augmentant progressivement la température. Vous pouvez le faire par paliers de 5 ° C.

Erreur n° 7 : Placer les lames dans le mauvais sens

Soigneusement posé dans une pièce, le parquet contrecollé influence considérablement la perception de l’espace. Avant donc de vous lancer dans la mise en place d’un plancher en bois, assurez-vous de bien étudier la configuration de la pièce en accordant une attention toute particulière aux ouvertures. Si la pièce ne pose qu’une seule ouverture par exemple, l’orientation des lames dépendra des sources de lumière naturelle. Ainsi, la pose se fera de façon perpendiculaire à l’ouverture de la pièce (fenêtre). En plaçant vos parquets dans un sens perpendiculaire à vos fenêtres, vous pourrez avoir une meilleure perception de votre espace. À noter que ce principe ne tient pas compte des proportions de la pièce.

Si vous souhaitez agrandir votre espace et équilibrer les volumes en jouant sur les matières, veillez alors à poser vos parquets de façon parallèle au plus petit côté de la pièce. À noter que vous devez également prendre en compte le sens de passage de la pièce pour bien poser vos parquets. Si la pose horizontale permet parfois d’obtenir un rendu impressionnant, elle n’est pas indiquée pour toutes les pièces. En outre, elle n’est pas la plus rapide, car il faudra réaliser plus de coupes. Selon les caractéristiques de la pièce, vous pouvez également poser les lames de façon diagonale et obtenir un résultat satisfaisant.

Assurément, ces erreurs ne sont pas exhaustives. Mais, en les évitant, vous pourrez réussir le revêtement de votre sol. Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à contacter un spécialiste du parquet pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure. Fort de son expertise, le professionnel contacté vous donnera des conseils éclairés pour choisir les solutions adaptées à la configuration de chaque pièce de votre maison. Au besoin, il pourra intervenir chez vous pour réaliser la pose.

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